Les plaies qui refusent de cicatriser constituent un problème de santé fréquent, souvent méconnu du grand public. Pourtant, l’ulcère de jambe touche environ 1 personne sur 100 dans les pays occidentaux, avec un temps de cicatrisation moyen de 210 jours. Comprendre ses causes et ses traitements est essentiel pour mieux prendre en charge cette plaie chronique et en limiter les récidives.
Le récap
- L’ulcère de jambe touche environ 1 % de la population occidentale et nécessite en moyenne 210 jours pour cicatriser complètement.
- Les ulcères veineux représentent la majorité des cas (70 %), suivis par les ulcères artériels (10-15 %) et les formes mixtes (15 %).
- Un diagnostic vasculaire précis, incluant l’index de pression systolique et un écho-doppler, est indispensable pour identifier l’origine de la plaie.
- Les facteurs de risque varient selon le type d’ulcère, incluant l’obésité et l’âge pour les formes veineuses, contre le tabagisme et le diabète pour les formes artérielles.
- La prise en charge repose sur des soins locaux rigoureux et le choix d’un pansement adapté au stade de cicatrisation et au niveau d’exsudation de la plaie.
- La compression veineuse est le traitement de référence pour les ulcères veineux, à condition que l’état artériel du patient le permette.
- La pratique d’exercices physiques adaptés, notamment le renforcement du mollet et la marche, favorise le retour veineux et améliore les chances de cicatrisation.
Les principales causes de l’ulcère de jambe
L’insuffisance veineuse et artérielle : deux origines distinctes à identifier
Parmi les ulcères de jambe, les formes veineuses représentent environ 70 % des cas, ce qui en fait de loin les plus fréquentes. L’ulcère veineux résulte d’une insuffisance veineuse chronique : la circulation sanguine altérée empêche le sang de remonter efficacement vers le cœur, entraînant une accumulation dans les veines de la partie inférieure de la jambe. Cette hypertension veineuse exerce une pression croissante sur les parois vasculaires, provoque des gonflements et compromet l’apport en oxygène aux tissus cutanés, ce qui favorise l’apparition d’une plaie ouverte difficile à refermer.
À l’opposé, les ulcères artériels, qui représentent 10 à 15 % des cas, trouvent leur origine dans une ischémie chronique liée à une artériopathie oblitérante des membres inférieurs. Les ulcères mixtes, combinant les deux mécanismes, concernent environ 15 % des patients. Le diagnostic vasculaire est donc primordial dès la première consultation, notamment via la mesure de l’index de pression systolique et la réalisation d’un écho-doppler veineux et artériel, indispensable pour confirmer l’étiologie de la plaie.

Les facteurs de risque qui favorisent l’apparition des ulcères de jambe
Plusieurs facteurs de risque augmentent la probabilité de développer un ulcère, et ils diffèrent selon l’origine vasculaire. Dans le cadre de la maladie veineuse, l’obésité, l’âge avancé et des antécédents veineux personnels ou familiaux constituent les principaux éléments à surveiller. La prévalence augmente nettement avec l’âge, passant de 0,1 % avant 60 ans à plus de 2 % après 80 ans, et la pathologie se révèle 1,6 fois plus fréquente chez les femmes.
Pour les formes artérielles, le profil de risque est différent et regroupe notamment :
- le tabagisme, facteur majeur d’altération des artères ;
- le diabète, qui fragilise à la fois les vaisseaux et la cicatrisation ;
- l’hypertension artérielle, qui accélère le vieillissement vasculaire.
Les approches thérapeutiques pour traiter l’ulcère de jambe

Les soins locaux et pansements adaptés à la cicatrisation
La prise en charge d’un ulcère repose avant tout sur des soins de plaies rigoureux. Le choix du pansement est déterminant : il doit être adapté aux caractéristiques précises de la plaie, notamment son niveau d’exsudation et son stade de cicatrisation. Des solutions comme UrgoStart Plus Border, UrgoStart Plus Absorb ou UrgoStart Plus Compresse font partie des options disponibles pour accompagner ce processus. Les soins infirmiers à domicile jouent un rôle central, et un suivi avec une infirmière spécialisée en soins de plaies peut s’avérer très bénéfique pour assurer la régularité et la qualité des soins.

Les traitements médicaux et les gestes du quotidien pour favoriser la guérison
Pour l’ulcère veineux, la compression veineuse est le traitement de compression de référence. Elle est applicable dès lors que l’index de pression systolique est supérieur à 0,8 ; en revanche, elle est formellement contre-indiquée lorsqu’il est inférieur à 0,6, ce qui correspond aux formes artérielles sévères. Les recommandations de la Haute Autorité de santé préconisent une compression à haut niveau de pression, entre 30 et 40 mmHg, en cas d’IPS compris entre 0,8 et 1,3. Des dispositifs tels qu’UrgoK2 ou UrgoK2 Lite permettent d’appliquer cette compression de manière adaptée. Dans certains cas, une échosclérose ou une intervention chirurgicale peut être proposée pour traiter la cause sous-jacente, notamment les varices responsables de l’insuffisance veineuse.
Au-delà des soins médicaux, l’exercice physique adapté joue un rôle complémentaire important. Des données issues d’études randomisées suggèrent que des exercices de résistance progressive du mollet, associés à 30 minutes de marche trois fois par semaine, peuvent significativement améliorer les taux de cicatrisation à 12 semaines. Ce programme contribue à stimuler le retour veineux et à réduire la stase sanguine dans les membres inférieurs, participant ainsi à la prévention des récidives, dont le taux reste élevé sans prise en charge adaptée.